Psychopathie et TDI

Préambule

Crée en 1952, le D.S.M. (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) est une nomenclature des différentes maladies mentales.
Publiée par l’A.P.A. (American Psychiatric Association), les critères et indicateurs de cet ouvrage correspondent aux codes du C.I.M. (Classification Internationale des Maladies), régi par l’O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé).

Hors maladies génétiques ou neurobiologiques (ex : l’autisme), les troubles mentaux n’apparaissent pas dès la naissance.
Le facteur environnemental durant la première enfance (de 29 jours à 2 ans) et la seconde enfance (entre 2 et 12 ans) est le principal déclencheur des maladies psychiatriques.
La maltraitance psychologique, physique et/ou sexuelle répétée ou non sur un enfant, le met dans une situation de stress chronique.
Les répercussions dans le développement de l’enfant sont de l’ordre physique, psychologique et/ou physiologique (réactions psycho-somatiques principalement) voire, il reproduira sur lui-même ou sur les autres les traumatismes subis.

Le processus de rétroactivité (feedback) est l’action en retour d’un effet sur sa propre cause. FeedBack1Dans le cadre des troubles mentaux, l’effet alimente et accroît la cause principale qui lui donne naissance, ce qui forme une boucle dite boucle de rétroaction (cercle vicieux).
Rappelons que 20% des causes produisent 80% des effets.

  • 3/4 des parents maltraitants ont été des enfants maltraités
  • 3/4 des enfants maltraités deviendront de bons parents

1/ Le trouble de la personnalité multiple

Renommé le trouble dissociatif de l’identité (T.D.I.) dans le  D.S.M-IV (révision 1994) , le trouble de la personnalité multiple (nom attribué à la C.I.M.10, révision 1994) a été référencé aux Etats-Unis en 1980.

Cette pathologie psychiatrique est une alternance de personnalités chez un même sujet dont chacune développe, sa propre vie.
Dans la majorité des cas cliniques, ces individualités se différencient sur l’âge et le sexe.
Sur le registre de la conscience, le sujet est convaincue d’être tour à tour telle personne.

Par exemple, un homme adulte peut soudainement s’exprimer et tenir une discussion avec une voix enfantine puis subitement, devenir une femme avec toutes les caractéristiques qui y sont rattachées.

Pour rentrer dans les critères diagnostiques, deux personnalités au minimum doivent prendre en alternance le contrôle total de la personne sur le plan comportemental, sentimental et de la pensée.

Statistiquement, une personne atteinte d’un T.D.I. présentent des symptômes de comorbidité, présence d’une ou plusieurs maladies psychiatriques associées à un trouble primaire.

2/ La psychopathie

Il est estimé qu’un peu moins d’1% de la population serait atteinte du trouble de la personnalité dyssociale (0,6%, selon une étude britannique, 2009).

La psychopathie est un trouble de la personnalité dyssociale référencé et nommé comme telle dans le D.S.M-IV-T.R. (révision 2000) axe 2 et dans le C.I.M.10.

Trois types de psychopathe sont recensés :

  1. Type névrotique : de nature hystérique, obsessionnelle et impulsive;
  2. Type pervers : d’une nature à l’exhibitionnisme, au voyeurisme (ex : le pervers narcissique, le type le plus adapté à sa société et le plus fréquent);
  3. Type psychotique : de nature aux bouffées délirantes.

Les syndromes cliniques de cette pathologie psychiatrique sont multiples :

  • Dépourvu d’une conscience morale et de lien émotionnel, le sujet considère l’Autre comme un pur objet.
  • Il est dans une recherche quasi permanente de la souffrance de l’Autre, il a un besoin élevé de séduction.
  • Son absence d’empathie et sa forte aptitude à la mythomanie le poussent consciemment à manipuler l’Autre dans un but précis : recueillir aussitôt une satisfaction, un plaisir (sexuel ou autre).

Le psychopathe teste, appréhende constamment la réalité. Il ne dénie pas le réel mais refuse de le voir.
En règle générale, le sujet est une personne isolée parce qu’il rencontre énormément de difficultés à s’intégrer dans un groupe.

Le principal mécanisme de défense du psychopathe est le clivage en bon et mauvais Objet.
Il doit en permanence contrôler l’Objet afin de s’en protéger.
La conséquence de son clivage est son intolérance à la frustration.

Les psychopathes ne sont pas tous violents. Sans aucune valeur interne, le passage à l’acte passe par l’agir seul, majoritairement d’ordre narcissique.
Il se traduit principalement par le suicide, l’agressivité voir la criminalité.

La période d’adolescence (à partir de 12 ans) du sujet sera extrêmement longue, sa maturité viendra qu’au alentour de 45 ans, ainsi, il est rare de trouver des psychopathes au dessus de 45 ans.

Pour diagnostiquer la psychopathie, l’instrument de mesure principalement utilisé est le PCL-R (The Hare Psychopathy Checklist-Revised), développé dans les années 1970 par le chercheur Robert D. Hare et révisé en 2003.
Les critères de ce manuel sont divisés en deux facteurs : le premier implique les traits de personnalité émotionnels et le second facteur comprend les comportements impulsifs, antisociaux.

Communément, le psychopathe ne souffre pas et a aucune demande. Ce sont ses Autres qui souffrent d’une relation trop envahissante ou rejetante.

Conclusion

Des études de l’OMS indiquent qu’une personne sur deux née après les Trente Glorieuses souffrira au moins une fois dans sa vie de troubles mentaux.
D’après les rapports, toute crise économique a un impact sur le psychisme de la population. L’instabilité économique augmente le nombre de suicides, de prises d’antidépresseurs, de stress…

Le bien-être mental,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

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2 commentaires sur “Psychopathie et TDI
  1. beat bit dit :

    Trés intéressant , étant maniaco dépréssif , ce sujet me touche particulièrement.

    • Personne dit :

      Le terme maniaco dépressif n’est plus utilisé car on lui trouvait un côté péjoratif. On parle maintenant de bipolarité. C’est la même chose, mais bon.

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