Les soins d’hygiène

Introduction

Aider une personne pour les soins d’hygiène nécessite d’être en phase avec la règle ECORSET. L’intérêt est toujours porté au patient ou au résident. C’est pourquoi, il est nécessaire de respecter certains critères de qualité que ce soit pour une toilette partielle (aide au lavabo), ou pour une toilette complète au lit (pour les personnes alitées).

Je ne vais pas décrire les étapes pour la réalisation de cet acte de la vie quotidienne sous forme d’une trame parce qu’une personne est unique, chaque situation est différente et chaque jour est différent dans la prise en charge d’un patient. Cela requière une notion : l’adaptabilité.

Il est néanmoins nécessaire d’intégrer certains items tel que l’efficacité à la pudeur. Ces catégories sont développées ci-après.


1. Efficacité

Pour que les soins d’hygiène soit efficace.
Il est nécessaire :

  • de retirer toute trace de sparadrap
  • d’enlever les objets personnels portés par le patient (montre, bijoux)
  • de savonner, rincer, sécher, avec attention toutes les parties du corps
  • d’installer correctement le patient en prenant en compte les différentes étapes
  • d’entretenir la bouche, les dents, les cheveux, les ongles, les oreilles, les cavités nasales, l’ombilic

2. Sécurité

Durant les étapes de la toilette, il est nécessaire, quel que soit le lieu du soin (lit, cabinet de toilette, douche) de valider la sécurité du patient notamment :

  • Au regard des risques de chute :

En gardant les barrières de lit remontées dans les situations où le soignant doit s’éloigner ou lors d’une latéralisation.
En bloquant les roues du lit ou de fauteuil lors de transfert.
En veillant à ne pas faire marcher la personne sans aide.
En mettant des chaussons adaptés.

  • Au regard des risques d’atteinte à l’intégrité de la peau :

En séchant par tamponnement sans frotter.
En contrôlant la température de l’eau et la faire valider par la personne.
En séchant minutieusement les plis (seins, aisselles, plis inguinaux, pli inter-fessier, abdomen).
En faisant des préventions d’escarres au niveau de tous les points d’appui (sacrum, talons, ceinture scapulaire).

  • Au regard des risques médicaux :

En veillant à ne pas contaminer le méat urinaire lors de la toilette génitale (soin du pubis vers l’anus).

3. Respect de l’autonomie

Le professionnel de santé doit amener le patient à être acteur de son soin d’hygiène.
Il faut donc :

  • le faire participer d’une manière active au maximum  en fonction de ses capacités physiques et psychiques
  • mettre à niveau le cas échéant et avec bienveillance les soins non réalisés par le patient
  • toujours garder à l’esprit son degré autonomie

4. Aspect relationnel

Le soin d’hygiène est un instant unique qui implique d’établir une situation de confiance en adaptant son comportement, son attitude, ses gestes et son écoute.
Il est nécessaire :

  • de s’adresser à lui avec respect
  • de mixer paroles et toucher lors des soins
  • d’obtenir son accord pour démarrer la toilette
  • de manifester empathie et disponibilité à l’égard du patient
  • de mettre des mots sur l’ensemble des gestes à faire et à venir
  • de personnaliser la toilette tout en étant en phase avec le contexte

5. Respect de la pudeur

Ne pas respecter la pudeur de la personne peut engendrer une sensation de gène ou de honte qui peut varier différemment d’une personne à l’autre.
Le professionnel de santé doit en être conscient en :

  • préservant au maximum son intimité par des techniques adaptés (serviettes, paravents, sortie potentielle des autres patients)
  • proposant au patient de faire soi-même sa toilette génito-annale  (quand cela est possible)
  • indiquant sa présence dans la chambre (indication lumineuse ou macaron sur la porte)
  • évitant de découvrir bêtement le patient ou en diminuant ce temps de nudité
  • clippant la porte

6. Confort

La toilette est un soin d’une durée plus ou moins importante pendant lequel le patient est sollicité, manutentionné, dévêtue.
C’est pourquoi, il est primordial qu’il soit le plus confortable possible en :

  • diminuant les manipulations du patient
  • étant vigilent de ne pas mouiller les draps
  • installant le patient de manière adaptée à la fin du soin
  • vérifiant la température de l’eau à chaque renouvellement de celle-ci
  • closant les fenêtres (en fonction de la température au sein de la pièce ainsi que les courants d’air)
  • explorant les positions adaptées au contexte de la personne (antalgiques, prévention des positions vicieuses, position de la tête et du cou, …)

Le confort implique une notion de bien-être.
Le soignant doit donc :

  • s’assurer que la personne se sente bien lavée
  • répondre positivement aux demandes particulières de l’usager de la santé (crème de beauté, maquillage, rasage …)

7. Hygiène

Etre démuni de rigueur dans l’application des règles d’hygiène peut conduire à des affections diverses plus ou moins dangereuses (surtout pour le public fragile; enfants et personnes âgées).
Le soignant doit donc :

  • appliquer les règles d’hygiène adaptées au contexte (précautions standards et complémentaires) : cela implique une logique dans le déroulement des soins
  • désinfecter le matériel qui est en contact direct avec le résident (lit, alèse, potence, barrière) et son environnement propre (chaise, fauteuil, table de nuit, …)
  • être dans la continuité des soins avec les transmissions, le nettoyage et le rangement du matériel
  • écarter tout risque de macération en insistant au niveau des plis cutanés
  • renouveler, durant le soin, l’eau aussi souvent que nécessaire
  • faire à un lavage simple des mains avant et après le soin
  • laver la cuvette ou le lavabo pendant le soin si souillure
  • travailler toujours sur une zone propre

8. Ergonomie

Afin de diminuer les risques de dorsalgie et de lombalgie, le soignant doit prendre en considération le respect des consignes d’ergonomie.
Il les met en application en :

  • mettant à son niveau la hauteur du lit
  • s’installant correctement lors des soins
  • anticipant ses différentes tâches en s’adaptant au patient

9. Economie

Dans le contexte sociétal actuel, faire des économies est une évidence.
Il s’agit :

  • d’anticiper le matériel nécessaires aux soins (économie de matériel)
  • d’obtenir les compétences et les gestes techniques (économie de temps et de gestes)
  • de recueillir des éléments sur les besoins de prise en charge de l’usager de la santé (économie de temps)

10. Organisation

L’organisation pertinente, adaptée à chaque patient est un élément non négligeable pour la qualité des soins.
Le soignant recherche alors :

  • à développer son aptitude d’observation à la personne soignée et à son environnement
  • à travailler consciencieusement avec l’ensemble de l’équipe soignante
  • à élaborer la planification des actes en phase avec les résidents
  • à anticiper un enchaînement de manière logique des actions
  • à réaliser le rangement du matériel utilisé
  • à faire les soins dans leur ensemble

Conclusion

Réaliser des soins de confort et d’hygiène à un patient, un résident, est très complexe et délicat parce que cela intervient dans un contexte d’intimité. Ce genre de trame du « bien faire » est intéressant. Mais replaçons-le dans son contexte actuel.
Des lits ferment, du personnel soignant n’est pas remplacé, les prises en charge sont de plus en plus lourdes, des roulements horaires en 3\8… Tout cela implique une forte fatigue de soignants provoquant des arrêts maladie à la chaîne.

Es-ce possible de concilier rendement et qualité de soins?

Réaliser les soins d’hygiène
avec humanisme,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

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05/04/2016

Sources

http://www.soins-infirmiers.com/hygiene_corporelle.php

http://ifsi.hospices-de-beaune.com/wp-content/uploads/2015CM-19-Les-fondamentaux-du-soin.pdf

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