La racine du rap français

1/ Définition

Le rap est un art relevant du domaine de la musique. C’est un style d’expression vocale, et une composition musicale superposés.

Le rap appartient à un mouvement culturel naissant aux Etats-Unis d’Amérique dans les années 1970 : la culture Hip-hop.

2/ Étymologie

Le terme « R.A.P. » est un acronyme dont le sens premier était : Rhythm And Poetry (rythme et poésie). Plusieurs rappeurs américains ont rapidement réalisé des jeux de mots avec ces initiales, le plus connu étant : Rage Against Police (rage contre la police).

Le mot rap tient aussi son origine par l’utilisation du verbe anglais : to rap qui se traduit par « parler sèchement ».

3/ Origine et influences

La culture africaine et le rap ont de nombreux points communs.

  • L’interprétation scandée du rappeur fait écho au griot, artiste qui chante le quotidien hors cérémonie officielle,
  • La composition musicale du rap (dont la caractéristique principale met l’accent sur le rythme et non sur la mélodie) rappelle la polyrythmie des percussions africaines.

Les sound system sound systemsont apparus en 1940 en Jamaïque. Un selecter diffusait de la musique à travers sa platine, pendant qu’un toaster animait la soirée en « rappant » sur les compositions du deejay.
Cet exercice nommé talk over, a joué un rôle dans l’émergence du rap dans les ghettos noirs américains.

4/ Genèse

Le spoken word est l’éloquence de paraphrases sur des rythmes, dans la rue. Le tempo est soit tapé par des tambours, soit réalisé par du beatbox (la bouche servant d’instrument).
Les discours étaient majoritairement accès sur la vie quotidienne dans les ghettos.
Il a jailli au même moment que la culture Hip-hop, en 1970 aux Etats-Unis d’Amérique.

Des années durant, des soirées Hip-hop ont vu le jour à l’image des sound system.Fatback1

Sorti en 1979, le morceau King Tim 3 du groupe
originaire de New York : Fatback Band, a été le premier titre de rap officiellement reconnu du grand public.

Dans le début des années 1980, des collectifs (crew) Hip-hop se sont crées par quartier.

Les crews d’une même ville avaient l’occasion de se rencontrer lors de battle. Un tournoi était organisé entre rappeurs de chaque ghetto pour s’affronter verbalement sur une même instru rap.
Le public était le baromètre avec son applaudissement et ses cris en tout genre.

5/ L’Interprète

Lors des premières soirées Hip-hop aux Etats-Unis, la personne qui soutenait le Dj était nommé MC (Master of Ceremony). Les MC’s étaient à l’image des toasters des sound system.
Lors des breaks du Dj (uniquement les percussions), le MC s’exprimait dessus. Ces transitions étaient une performance appelée, le MCing.

Dès 1979, le nom rappeur est devenu le terme attribué à l’interprète des paroles d’une chanson de rap.

6/ Interprétation vocale

Le flow est la façon dont le rappeur interprète ses textes. Ce nom a été inventé par le rappeur américain Rakim.
Ce style vocal se situe entre le parler et le chanter.
Le flow se centralise sur la manière dont les syllabes sont posées sur le rythme et la qualité de l’élocution. Rarement, il se concentre sur la mélodie. Enfin, il se définit par rapport à sa vitesse et son intensité.

Fidèle à la tradition du MCing, le flow ne doit pas être constant afin de pas nuire au groove.

7/ Le texte

A l’image de la soul et du funk, les textes de rap parlent principalement de la vie quotidienne. Ils traitent aussi de la vie politique dans un esprit contestataire et bien sûr le sujet de l’amour, arrive en troisième position.

Ces sujets populaires sont bien évidemment communs, à tout les styles de musique orientale et occidentale.

8/ Structure rythmique et mélodique

  • Le rythme

D’un point de vue rythmique, la musique de rap ressemble beaucoup au soul et à la funk.
La différence s’établie au point de vue technique : la musique de rap utilise une boite à rythme à l’instar de vrai instruments pour la soul et le funk.

Une boite à rythme est composée de sons enregistrés. On y retrouve les cymbales, les grosses caisses, les caisses claires, les toms et les charlestons.

La batterie virtuelle ou le beat, était jouée par dessus le son du Dj, ou seule.
Parce que celle-ci était l’élément la plus dansante des morceaux, le volume de la boite à rythme devait être plus important que celui de la mélodie. C’est le pilier de tout oeuvre de rap.

  • La mélodiesampler

Un sampler (échantillonneur) est un matériel qui permet de réaliser des enregistrements numériques de passages sonores désirés (cuivre, bass, guitare, piano, etc) provenant de n’importe quelle machine possédant une sortie électrique.
Par contre, il est impossible de séparer un sample piste par piste pour y garder un seul instrument.
Le DJ est donc amené à choisir un passage pertinent afin d’en faire une boucle, la base mélodique du titre en question.

La culture Hip-hop américaine est le fondement et l’origine du rap français,

La liberté d’expression
de la racine du rap français,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

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Un commentaire sur “La racine du rap français
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  1. […] un style dansant et poétique où le scratch est toujours présent à l’image, de l’origine du rap français. « Qui sème le vent récolte le tempo » de Mc Solaar (1991) a été vendu à […]

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