L’anorexie mentale

Introduction

Un sujet reconnu comme anorexique mentale par son psychiatre correspond à une maladie psychiatrique basée sur un trouble des conduites alimentaires et donc du comportement.

Le terme d’anorexie a été reconnu officiellement dans la sphère médicale dès mille huit cent soixante treize suite à des écrits de la part du Médecin des Hôpitaux de Paris Ernest-Charles Lasègue sous la forme d’anorexie hystérique. Enfin le terme d’anorexie mentale arrive en mille huit cent quatre-vingt trois à travers des écrits de d’Henri Huchard, neurologue français.
Maladie insérée dans le manuel de référence de classification des maladies psychiatriques, le D.S.M.-5 publié en mai deux mille treize aux Etats-Unis sous le terme d’anorexie mentale comportant deux paliers :

  • le premier degré : l’anorexie mentale restrictive (constat baisse de poids suite à une restriction alimentaire volontaire ou à l’absence d’alimentation).
  • le deuxième degré : l’anorexie mentale avec purge (conduite visant à un rejet du contenu alimentaire par la voie intestinale ou buccale suite à l’absorption).

Le médecin lors d’une consultation, évalue si la personne appartient à l’une ou l’autre catégorie. Le médecin se base en complément sur l’absence de menstruation (chez la fille) et sur l’I.M.C. (Indice de Masse Corporelle).

Les troubles apparaissent à l’entrée de la période adolescente dans la majorité des situations. C’est un comportement adopté soit dès lors où la personne est en phase pré-pubère (où voit le corps changer), soit pour ressembler à l’une des ses idoles ou soit suite à un événement de la vie vécu sous la forme d’un traumatisme par la personne (rupture, échec scolaire par exemple). Lorsqu’une personne se sent mal, elle a une période où elle s’alimente moins suite à une perte d’appétit. Ceci n’est que passager.
Cela devient pathologique lorsque le comportement s’étale sur plus de trois mois où la personne s’interdit volontairement de manger ou s’alimente en famille puis va se faire vomir. Il y a de nombreuses répercussions somatiques.

1. Épidémiologie

  • majoritairement chez les femmes. Un ratio d’un homme pour neufs femmes.
  • trois pour cent de la population dont l’âge est compris entre douze et dix neuf ans.
  • statistiquement plus représenté chez des personnes issus de la classe moyenne ou élevée.

2. Les symptômes

A. Conception de soi

Le sujet est clairvoyant, dans la maîtrise perfectionniste et intelligent, a un Q.I. (Quotient Intellectuel) au dessus de la norme, dans la maîtrise. Il a un sentiment constant de vide intérieur sans assise narcissique et sans capacité de remise en question :

  • de mal-être psychique : la personne a une déformation visuelle de la réalité concernant une partie ciblée de son corps ou dans son ensemble. C’est un dysfonctionnement de la perception physique d’une manière obsédante. Elle est donc angoissée à l’idée de prendre du poids et met tout en oeuvre pour contrôler son alimentation.
  • absence de reconnaissance de son état : sur la balance ou même nue devant une glace, la personne n’accepte pas que son état est grave, elle n’est pas inquiète, elle banalise la situation. Se restreindre lui procurant du plaisir, est une protection psychique pour ne pas tomber dans la dépression et l’anxiété majeure. C’est pour elle un choix de vie.

Paradoxalement, tout cela se passe dans un état d’exaltation en l’absence de fatigue ressentie.

B. Troubles associés

Ils sont fréquents :

  • trouble dépressif : absence de ralentissement mais à approfondir car la cause provient d’un événement passé
  • personnalité borderline : le plus souvent associé accès sur de l’auto-agressivité et passage à l’acte
  • trouble anxieux type obsessionnel : TOC et rituel pour certains éléments de la vie quotidienne
  • trouble anxieux type phobique : ciblé sur phobies alimentaires dans un contexte social
  • angoisse : peur intense de prendre du poids

3. Les comportements

Comparé à son état physique, ils sont contrastés.

A. Personnel

  • pratique du sport à un rythme extrême : pour éliminer des calories, pour valoriser ses aptitudes de maîtrise, de persévérance et de résignation.
  • surinvestissement mental : la personne a une soif inconsidérée de développement intellectuel et de connaissance, mais tout cela reste généralement du par cœur car il y a peu de souplesse interne de sa part et possède une imagination faible (peut se comparer à des accès boulimique d’apprentissage).
  • surinvestissement physique : dans la même optique, la personne doit s’occuper, réaliser des quantités de gâteaux, fait constamment le ménage, ne tient pas en place par exemple.
  • s’alimenter est une agression : fait des régimes qui traîne dans le temps ou en mangeant très peu voir que des aliments sélectionnés pour leurs propriétés favorisant le transit (à base de fibre par exemple). La sélection est stricte. La personne peut faire le choix de ne plus s’alimenter ou de jeûner (d’une manière anarchiste).
  • vomissement automatique après ingestion alimentaire ou en utilisant différents produits (laxatifs, diurétiques) : généralement réaliser dans un cadre où la personne ne peut pas se permettre de ne pas manger (à la cantine scolaire, au travail, en famille) car la personne doit rejeter le contenu suite à l’angoisse de prendre du poids. Cette pathologie est dissimulée. Parfois à table, elle use de ruse où elle cache par exemple le pain ou le fruit pour montrer qu’elle l’a mangé puis le jette. Elle peut trouver des prétextes pour ne pas manger (somatiques ou autres).
  • contrôle du poids : régulièrement sur la balance voir plusieurs fois par jour.

Dans l’optique de perdre du poids, la personne peut interagir avec son environnement où celle-ci est souvent à l’extérieur durant l’été pour beaucoup suer et pareil en hiver pour brûler les graisses.

Objectivement, la personne a plus un problème avec son corps qu’avec la nourriture en elle-même. Elle déplace semble t-il la difficulté.

B. Relationnel

D’apparence, la personne est d’un abord agréable. Personnellement, elle entretien peu de relation amicale, elle est secrète. Elle fait paraître une forte qualité d’adaptation mais cela n’est que superficielle. Elle se sent mal en groupe où elle est toujours dans une démarche de faire plaisir aux autres, ne fait pas de demande personnelle. Elle est dans l’évitement.

En couple ou en contact avec des soignants, elle est tout de même dans une maîtrise des volontés de l’autres où elle utilise toute ses capacités intellectuelles pour imposer sa force de refus, joue sur la culpabilité et le clivage, le mensonge. Elle est dépendante affectivement, Elle est paradoxalement dans une approche de séduction.
Concernant la sexualité, au regard de son image de soi fortement perturbée, elle n’en tire pas de plaisir, est dans une démarche automatique parce que ça fait partie « du truc » ou inversement, surinvestie la sexualité afin de perdre encore plus de poids.

4. Mécanismes de défense

Majoritairement des mécanismes de défense psychotique :

  • le clivage : des actes sous forme de pulsion où la personne met dans une case bonne ou mauvaise la personne ou l’objet.
  • le déni : mettre des œillères sur des faits concrets concernant sa situation (exemple son amaigrissement).
  • la projection : projeter sur autrui ses propres qualités ou défauts qui permet de se protéger de ses conflits internes.
  • l’introjection : intégrer à soi les qualités ou les défauts d’un autre afin de refouler ses conflits internes.

5. Accompagnement

A. Traitements

Il n’existe pas de traitement pour lutter contre l’anorexie en tant que telle. Est traité les pathologies parallèles :

  • la dépression : avec les antidépresseurs.
  • l’anxiété : avec les anxiolytiques
  • parfois des neuroleptiques
  • des compléments alimentaires (type Fortimel)

L’hospitalisation se fait lorsque la personne a perdu trop de poids et met en cause le pronostic vital. La réalimentation se fera progressivement avec un contrat où l’idée est déjà de différer les vomissements. Dans des situations plus extrêmes, la réalimentation se fait par sonde gastrique.

B. Psychothérapie

  • travail sur l’affirmation de soi
  • travail sur la relation au corps
  • travail sur l’estime et l’image de soi
  • l’accompagnement par une nutritionniste
  • T.C.C. (Thérapies Cognitico-Comportemental)
  •  Thérapies familiale afin de permettre à l’entourage de comprendre la maladie

Conclusion

L’anorexie mentale se développe de plus en plus dans les pays industrialisés. Son environnement sociétal où l’esprit de consommation, la mode, la place de femme et son image « parfaite » peut influencer un jeune adolescent fragile.

L’objectif est de repéré les troubles alimentaires précocement afin d’accompagner la personne rapidement afin d’éviter l’installation pérenne de cette maladie.
Le meilleur accompagnement possible? Travailler sur la cause et non se concentrer uniquement sur les effets.

Comprendre et reconnaître comme maladie
l’anorexie mentale,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

Article publié le, 27/09/2018

Sources

http://psychiatrie.free-h.fr/trouble-oro-alimentaire/anorexie-mentale-introduction-generalites.html

https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2013-03/reco2clics_-_anorexie_-mentale.pdf

http://www.cunea.fr/sites/default/files/ecn69.pdf

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  2. […] L’anorexie mentale se caractérise de deux manière distinctes ou complémentaires : […]

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