Le concept de résilience

Introduction

Initialement, le terme “résilience“, a été employé par :

  • des experts industriels pour mettre en avant la qualité de conservation d’un matériau dans un environnement extrême où les conditions d’utilisation étaient volontairement violentes,
  • des biologiques pour mettre en avant la qualité de la flore à récupérer à terme un développement normal suite à un déséquilibre (feu de forêt par exemple) et de la faune pour retrouver un équilibre suite à une forte déstabilisation (chasse par exemple).

On peut dire qu’en général, c’est la capacité d’un Élément à supporter les différentes charges ultimes, et reprendre ensuite sa disposition initiale.

Dans les années mille neuf cent quatre-vingt dix, des psychiatres Américains spécialisés dans l’accompagnement de la petite enfance travaillent sur ce principe “naturel” pour transposer cette logique à l’Homme. On peut citer comme médecin : Emmy Warner ou John Bowlby.
En France, il faut attendre le premier livre du Neuro-psychiatre : Boris Cyrulnik “un merveilleux malheur” de deux-mille deux pour que le corps médical s’y intéresse.

1. Qui est concerné?

Il semblerait que toute personne soit concernée par le processus de résilience. Dans un premier temps, la naissance est en soit un traumatisme sans prendre en compte le mode de l’accouchement (voies naturelles, par césarienne).
Ensuite, toute personne a vécu au moins une fois dans son existence, un événement traumatisant en rapport avec sa sensibilité propre (le décès d’un proche jusqu’aux événements violents). L’élan vital naturel nous contraint à se développer (dans un sens ou dans l’autre) et ainsi concevoir un avenir.

2. Les facteurs prédominent

Selon Boris Cyrulnik et d’autres psychiatres qui travaillent sur le sujet, il existe trois critères permettant à un enfant de développer “une qualité de résilience” :

  • son tempérament (confiance et estime de soi)
  • son environnement familiale (aimant)
  • son entourage (soutenant)

C’est un fait que personne n’est née sous la même étoile, un enfant qui remplierai l’ensemble de ces critères serait effectivement “plus avantagé”. L’estime de soi, l’affirmation de soi en autre, peuvent se développer à n’importe quelle âge.
Il existe plein de contre-exemple où justement des personnes ne baignant pas dans un environnement sécurisé, qui ont subit des traumatismes ou qui ont grandi dans un contexte de guerre, rebondissent.

Lorsque que traumatisme il y a eu, on le porte sur son dos toute sa vie en essayent de continuer à vivre avec, en adoptant des stratégies pour que ce soit le plus confortable possible. Mais celui-ci peut être moteur.

3. Comment rebondir?

L’adolescence reste généralement une forte période de crise, de bouleversement intérieur pour toute personne mais encore plus pour les personnes traumatisées dans l’enfance. Dès l’arrivée à l’âge adulte, cela se tasse avec des événements clés d’une vie :

  • un mariage
  • le service militaire
  • la spiritualité
  • devenir parent

Certains en tirent une force psychologique sur le fait d’avoir été souvent dans une position de victime, de ne plus jamais ressentir cette sensation vont se battre sur tout les sujet, s’affirmer mais parfois mal dosé.
Dans le même état d’esprit, certaines personnes qui ont subi des traumatismes dans l’enfance, refuse d’une manière non négociable de reproduire ce schéma avec sa propre famille (et ses enfants en particulier). Cela a été le moteur d’une ligne de conduite très bien balisée.
Certains s’oriente vers l’art afin de libérer toute la colère ou de se fabriquer une bulle protectrice où seul eux y ont accès pour pouvoir créer, imaginer un autre monde. La mégalomanie y est souvent associée dans l’optique de montrer un jour ou l’autre qu’ils sont capable de faire quelque chose de grandiose, d’apporter quelque chose de nouveau dans cette norme dont ils ont été déviés.
Certains développent de la forte empathie, travaillent dans des métiers sociaux afin d’aider les autres (c’est s’aider soit).

Il faut dire néanmoins que certains (environ une personne sur trois d’après les études), reproduisent le schéma auquel ils ont été habitué. Ils développent ainsi une psychopathologie. Cela est propre à chaque personne. Les études ne démontrent pas un lien entre la génétique la capacité de résilience.

Une situation extrême appelle naturellement à une métamorphose personnelle, une conception de voir la vie différemment, de relativiser les événements subtils. Vivre peut-être synonyme de survie, d’obtenir la soif de vivre. Parfois, il faut frôler la mort pour apprécier la vie.
Le processus de résilience se met en place aussi lorsque l’événement se produit à l’âge adulte où la personne contrainte d’être face à une épreuve inattendue, utilise l’obstacle comme tremplin.

4. Lâcher-prise ou résilience?

Quelle serait la différence entre le lâcher-prise et la notion de résilience?

On pourrait dire que la résilience serait le changement radical de conception de la vie suite à un événement tragique qui fût le moteur.
Le lâcher-prise serait le changement d’un comportement nocif dont on a pris conscience d’où le tremplin peut être un événement tragique, bénéfique ou une prise de conscience.

Conclusion

Comprendre le mécanisme du processus de résilience n’en est qu’à ses débuts. Cela donne tout de même une vision optimiste de la vie tout en prenant en compte les limites de chacun.
Pourquoi certains rebondissent et d’autres non?

Avoir un but dans la vie, même non réaliste et réalisable, permet de tendre intérieurement vers un objectif, de continuer à marcher. Mais comment avoir la force nécessaire suite à un traumatisme pour tendre vers un objectif? Peut-être que le temps est un paramètre non négligeable.

L’égalité

du processus de résiliation,

s’arrête à la raison du Nouvel ordre Mondial

Nunsuko, artiste Humaniste

Article publié le, 29/04/2019

Sources

http://www.georisques.gouv.fr/articles/resilience-des-populations-face-aux-risques-majeurs-laction-de-la-croix-rouge

https://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Travail-psychanalytique/Interviews/Resilience-comment-ils-s-en-sortent

https://www.scienceshumaines.com/la-resilience-resister-aux-traumatismes_fr_11193.html

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