TCA : Troubles alimentaires

Introduction

Les troubles de la Conduite Alimentaire (TCA) sont reconnus par la sphère médicale pour appartenir à un groupe de maladies psychiatriques.
Ce genre est apparu pour la première fois sur le D.S.M.-3, manuel de référence de classification des maladies psychiatriques, publié en mille neuf cent quatre-vingt aux Etats-Unis sous le terme “Disorders of Impulse Control” que l’on pourrait traduire comme “Troubles de la maîtrise des impulsions ».
On remarque bien dans cette catégorie qu’il y a une notion de perte de contrôle, où l’on pourrait faire le lien avec la boulimie.

C’est dans le D.S.M.-4-TR publié en deux milles aux Etats-Unis qu’apparaît un titre distinctif : celui des “Troubles des Conduites Alimentaires ».
Enfin dans la dernière version disponible, le D.S.M.-5 publié en mai deux mille treize aux Etats-Unis, les Troubles des Conduites Alimentaires inclus quatre troubles distinctifs majeurs :

  • l’anorexie mentale
  • l’hyperphagie boulimique
  • la boulimie nerveuse
  • l’EDNOS

1. L’anorexie mentale

L’anorexie mentale se caractérise de deux manière distinctes ou complémentaires :

  1. le fait d’avoir un rapport à la nourriture de privation ou de forte diminution consentant afin de perdre du poids.
  2. le fait de rejeter volontairement la nourriture absorbée à travers des médicaments ou le vomissement.

C’est un comportement qui dure plus de mois démarrant généralement à l’entrée de l’adolescence chez la femme.
La personne a un dysfonctionnement concernant sa perception de l’ordre de l’apparence physique. Par exemple en se regardant dans sa glace, elle voit des rondeurs qui n’existe pas. Même lorsqu’elle qu’elle aperçoit le chiffre extrêmement faible sur la balance, elle banalise le résultat.
C’est une personne qui est super active intellectuellement, dans son travail, à l’école, fait beaucoup de sport.

Il existe des troubles psychiatriques associés tel de la dépression, l’anxiété et parfois cache une personnalité borderline.

Ses mécanismes de défense de la personnalité sont de l’ordre psychotique avec principalement le clivage et le déni.

Enfin, il n’existe pas de traitement pour lutter contre l’anorexie mentale. Y sont traitées par la exemple la dépression ou l’anxiété. L’hospitalisation se fait généralement sous contrainte lorsque la personne est en danger physique suite à une perte trop importante de poids.

2. L’hyperphagie boulimique

L’hyperphagie boulimique se caractérise par le fait d’absorber une quantité énorme de nourriture en dehors des repas, isolé sur une durée de trente minutes en moyenne. Cela concernent des personnes souvent obèses car ils n’utilisent pas de méthodes pour éliminer la nourriture absorbée. Avant, cela était référencé comme étant une conduites addictive.

Cela concerne presque autant de femme que d’homme. Ce comportement s’opère une fois par semaine minimum dès l’adolescence comme à l’âge adulte. Il peut être ritualisé ou suite à une forte anxiété.

Il existe des troubles psychiatriques associés tel de la dépression, l’anxiété et parfois cache une personnalité borderline.

Enfin, il n’existe pas de traitements contre l’hyperphagie boulimique. Généralement les épisodes de dépression sont traités. L’hospitalisation intervient lorsque l’état somatique est dégradé.

3. La boulimie nerveuse

La boulimie nerveuse qui est généralement un trouble associé à l’anorexie mentale se caractérise par deux critères complémentaires :

  1. Ingérer seul en l’absence de faim en trente minutes, le maximum de nourriture jusqu’à ce que le corps montre des signes de saturation (exemple : douleurs au niveau du ventre).
  2. Utiliser des moyens tels que le vomissement par exemple pour expulser le bol alimentaire.

Ce comportement est principalement féminin et se réalise minimum une fois par semaine. C’est un accès non maîtrisable où la personne doit cesser son activité pour le faire.

Dans la premier temps la personne culpabilise, puis par la suite l’intellectualise et l’intègre comme un choix de mode de vie et ritualise ces accès.

Il comprend toujours quatre étapes :

  1. la tension interne
  2. la crise
  3. la fin de la crise
  4. la sensation d’apaisement

Les troubles associés et les mécanismes de défense sont les même que pour l’anorexie mentale.

Il n’existe pas de traitements pour limiter les crises de boulimie nerveuse. La dépression et l’anxiété sont traitées. L’hospitalisation intervient lorsque la personne a perdu trop de poids.

4. EDNOS

E.D.N.S.O. pour “Eating Disorder Not Otherwise Specifie » intégré comme des “des troubles alimentaires non spécifiés ».

On peut citer en quatre exemples :

  • le grignotage journalier régulier
  • des accès où la personne mâche uniquement et recrache les aliments
  • l’hyperphagie nocturne 
  • le fait d’avoir parfois des périodes de restriction alimentaire ou de boulimie sans que cela n’influe la masse corporelle.

Conclusion

Les Troubles de la Conduite Alimentaire ont toujours existé, probablement moindre lors de période de crise. Peut-on se poser la question si vivre dans des sociétés où la liberté est de mise, n’implique t-elle pas une sensibilité plus importante et un accès à différents troubles alimentaires?

Le fait principal est de protéger nos adolescents. L’éducation parentale, la sensibilisation de l’éducation nationale ont t-ils un devoir d’agir? Existe t-il des techniques pour repérer ces conduites non adaptées hormis le constat d’une perte de poids qui peut être masquée à travers des vêtements amples? Les professeurs doivent t-ils avoir plus à l’œil les intello de la classe?

Où se place la responsabilité de l’Etat face à la mal-bouffe et à la montée de l’obésité dans nos écoles?

Repérer des proches qui développent
des Troubles de la Conduite Alimentaire,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

Article publié le, 14/10/2018

Sources

http://psychiatriinfirmiere.free.fr/infirmiere/formation/psychologie/psychologie/conduite-alimentaire.htm

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/troubles-alimentaires-anorexie-boulimie/mecanismes-jeu

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