Les édulcorants

Introduction

Le saccharose est un glucide (saveur sucrée) qui contient proportionnellement une molécule de glucose et de fructose. On extrait ce sucre à partir de la canne à sucre (jus de couleur rousse) et de la betterave sucrière (jus de couleur blanche).

Il existe deux types de sucres :

  1. le sucre non raffiné : sans traitement chimique, contenant des substances brutes, bénéfiques pour notre organisme (le sucre complet, le rapadura, le sucre muscovado, la mélasse).
  2. le sucre raffiné : s’obtenant suite à un traitement chimique et qui part conséquent, perd toutes ses qualités nutritives, nocif pour notre santé (calorique, additif). Par exemple la cassonade s’obtient en ajoutant un colorant au jus sucré de la betterave à sucre. Il y a d’autres sucres raffinés tel que le sucre blanc, le sucre roux, le sucre blond, la vergeoise.

Pour lutter contre le pouvoir cariogène, calorique du saccharose et pour les diabétiques, l’industrie agroalimentaire a crée une quantité de produits appelés : les édulcorants.

Un édulcorant est un aliment ou une substance chimique qui a le goût sucré mais qui ne contient pas de saccharose.

Il y a les édulcorants naturels :

  • miel
  • stévia
  • sirop de riz
  • sirop d’agave
  • sirop d’érable

Il y a les édulcorants de synthèse, génétiquement modifié. Ils sont nommés sur les étiquettes alimentaires avec un « E » suivi de trois chiffres (comme tout les additifs alimentaires) dont la centaine commence par le chiffre « 9 » ou par le chiffre « 4 » pour ceux qui ont un second pouvoir : celui de conservateur.
On distingue deux types d’édulcorant artificiel :

A. Les édulcorants de charge

sucre-alcool, polyalcool ou nommés le Polyol, ils ont un pouvoir sucrant inférieur ou égal au saccharose et à faible pouvoir calorique.
Synthétisés en laboratoire, ils sont extraits uniquement de sucres végétales. On les retrouve dans beaucoup de produits pour diabétique, dans des confiseries, des sauces, du chocolat.

Les produits contenant du polyalcool doivent mentionner ce qui suit :

« Une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs ».

Sorbitol E 420 Mannitol E 421 Isomalt E 953
Maltitol E 965 Lactotitol E 966 Xylitol E 967
B. Les édulcorants intenses

ne sont pas de la famille des glucides et du sucre. Ils ont un pouvoir sucrant de 30 à 15000 fois supérieur au saccharose et ne contiennent pas ou peu de calories.
Composés puis synthétisés en laboratoire, ils sont crées artificiellement de A à Z. On les retrouve dans des boissons non alcoolisées et des bières, les desserts, les sauces, les compléments alimentaires, les médicaments (sirop).
Les produits contenant un édulcorant intense doit mentionner les doses journalières admissibles (entre 5 et 40mg/kg de poids corporel suivant le type d’édulcorant).

Si le produit contient de l’aspartame, il doit être indiqué sur l’emballage ce qui suit :

« Contient une source de phénylalanine ».

Acésulfame E 950 Alitame E 956 Aspartame E 951
Cyclamate E 952 Néotame E 961 Saccharine E 954
Sel d’aspartame-acésulfame E 962 Sucralose E 955 Thaumatine E 957

Voici deux exemples d’édulcorants qui, à travers l’histoire, font polémique :

  1. Le sirop de glucose-fructose
  2. L’aspartame

1. Sirop de glucose-fructose

Le sirop glucose-fructose est l’unique édulcorant saccharosé (ou sucre raffiné). Il est étiqueté aussi sous le nom d’isoglucose, sirop de maïs à haute teneur en fructose ou encore HFCS (High Fructose Corn Syrup).
C’est un sirop de sucre industriel obtenu à partir de l’amidon des céréales (blé ou maïs).

La transformation se fait en trois étapes :

  1. Une réaction d’hydrolyse de l’amidon pour obtenir un sirop 100% glucose.
  2. Une partie de ce sirop glucose est transformée en fructose par un processus d’isomérisation contenant des enzymes génétiquement modifiées.
  3. Mélanger le jus 100% glucose et le jus 100% fructose dans certaines proportions pour obtenir le sirop glucose-fructose.

Si la teneur en fructose du sirop final est supérieur à 50%, alors le produit est appelé isoglucose.

Il est utilisé par l’industrie agroalimentaire depuis les années 1980. Il a remplacé le sucre (saccharose) tout simplement parce qu’il est moins cher à la production, il a un pouvoir sucrant plus élevé (pour le bonheur de nos papilles et des dentistes) et parce que l’isoglucose a un pouvoir de conservateur d’aliments (notamment pour les produits surgelés).

Le problème avec le isoglucose c’est que l’hypothalamus (zone du cerveau qui régule les sensations de faim et de soif) reconnait le glucose mais pas le fructose. C’est à dire que lorsque l’on consomme un produit riche en glucose, il y aura un moment où on sera rassasié alors qu’en consommant un produit riche en fructose, notre organisme n’est pas en capacité de nous lancer le signal « c’est suffisant, il faut arrêter ». Ce produit contourne nos barrières naturelles donc nous pousse à manger plus donc favorise l’obésité. L’isoglucose augmente le nombres de calories que l’on peut absorber sans s’en rendre compte.
Un exemple, celui de la boisson coca-cola : la firme était la première a changer le sucre de canne par du sirop glucose-fructose (1980). Avant le changement, si l’on buvait trois coca, on était malade, maintenant on peut en boire deux litres on n’est pas malade.

On retrouve le sirop de glucose-fructose dans les boissons gazeuses, le pain, les jus, les céréales du petit déjeuner, les barres de céréales, les sauces, les charcuteries, les conserves, dans des médicaments.

L’ingestion en grande quantité provoque une augmentation des triglycérides dans le sang, ce qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires.

2. Aspartame

L’aspartame est un édulcorant de synthèse ou artificiel. Il est référencé sur les étiquettes Européennes sous le code E951.

Il est très faible en calorie et a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre normal. Il ne favorise donc pas les caries et est bon marché. L’aspartame est présent dans plus de 6000 produits alimentaires à l’échelle mondiale (tous les produits 0%, sans sucre, light et chewing-gum) et il est aussi dans des médicaments pédiatriques (les enfants ont besoin d’un goût sucré pour avaler des médicaments).
90% de la production mondiale d’aspartame est réalisé en Chine.

Il est composé :

  • d’acide aspartique (40%)
  • de phénylalanine (50%)
  • de méthanol (10%)

L’acide aspartique est un neuro-toxique. Une fois dégradé par le corps, il traverse la membrane encéphalique (censé protéger le cerveau) pour exciter les neurones, les faire gonfler et les faire exploser. Il augmenterait le risque de troubles du système nerveux (Alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques, maladie de Parkinson).

La phénylalanine est allergène pour une personne sur 16 000. Ces personnes sont atteints de phénylcétonurie (PCU) ce qui implique que lorsqu’elles consomment de la phénylalanine, cette substance n’est pas éliminée par le corps et se fixe dans le cerveau ce qui peut provoquer des troubles mentaux à moyen terme. Autrement, la phénylalanine stimule l’hormone sérotonine (neurotransmetteur dans le système nerveux central, qui a un rôle de régulateur de l’humeur) peut provoquer des troubles émotionnels, des dépressions, insomnie, migraine, etc. Certains psychiatres déconseillent à ses patients de consommer de l’aspartame avec les médicaments prescrits.

Le méthanol est utilisé comme solvant, antigel et carburant. C’est un produit toxique, un poison mortel. Il est métabolisé par le foie en formaldéhyde (ou méthanal). Le formaldéhyde est classé comme cancérigène certain par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Répertorié comme additif sous le code E240, il est interdit dans l’Union Européen depuis 2007. Il est irritant au niveau des yeux, des muqueuses (nez, gorge, pharynx), des poumons et de la peau. Il a des effets sur la reproduction et sur le génome humain.

On trouve ces trois composants sous forme naturelle dans la nourriture (viandes, fruits) et sont liés avec des protéines. Hors dans l’aspartame, ils sont métabolisés de manière différente.

Chez les femmes enceintes, l’aspartame est déconseillé parce qu’il augmenterait le risque de fausses couches et de naissances prématurées.

Des enquêtes financées par l’agroalimentaire prouve que l’aspartame est bon pour la santé alors que des enquêtes indépendantes prouvent le contraire. Pour comprendre l’enjeu de l’aspartame, revenons sur son histoire.

L’aspartame a été découvert en 1965 par un chimiste de la société pharmaceutique Searle. Cette entreprise a fait une demande de mise sur le marché en 1974 de ce produit. L’agence chargée de l’autorisation des médicaments et des aliments aux USA, la FDA (Food and Drug Administration) a accepté l’aspartame pour les produits secs.
Mais sous la pression d’associations de consommateurs et de médecins, la FDA a été contrainte de créer un groupe de travail dédié à l’aspartame. Ce groupe a rendu un rapport de 500 pages démontrant que les études de Searle (permettant la mise sur le marché) étaient truffées d’erreurs et d’omissions. Au vue de ce rapport la FDA a retiré l’autorisation de mise sur le marché en 1976.
Searle va donc engager comme PDG en 1977 Donald Rumsfeld pour ses capacités de lobbying. En 1980, la FDA sort un rapport où il explique qu’il est incapable de garantir que l’aspartame est sans danger. Donald Rumsfeld est élu secrétaire général de la Maison Blanche sous le président Ronald Reagan. Mr Rumsfeld va donc changer le président de la FDA pour quelqu’un de plus proche des industriels. En 1981, l’aspartame est autorisé dans les produits secs et en 1983, dans les boissons et tous les produits. Le JECFA (comité d’experts FAO/OMS sur les additifs alimentaires) donne aussi un avis positif sur la consommation de l’aspartame et l’autorise en Europe (France en 1988).
En 1985, Searle a été racheté par Monsanto (jusqu’en 2000), ce qui a permis à la société de compter sur la capacité d’influence de l’industriel officiel des OGM.

Conclusion

Les sucres raffinés, les édulcorants « naturels » (mais transformés en laboratoire, ex : stévia) et les édulcorants de synthèse sont ni plus ni moins des substances chimiques génétiquement modifiées, rajoutées dans la nourriture issue de l’industrie agroalimentaire. Ce sont des molécules vides de nutriment par conséquent, notre organisme n’en tire aucun apport énergétique.
Dans une logique de profil, ils sont rajoutés au sucre naturellement contenu dans les aliments (qui a perdu néanmoins beaucoup de sa teneur sucrée au cours des différentes transformations), pour apporter plus de saveur sucrée aux aliments.

De plus, les enquêtes sur le risque potentiel des édulcorants sur la santé ont deux poids deux mesures.
Les enquêtes financées par l’industrie agroalimentaire conclues que les édulcorants artificiels sont bons pour la santé et médiatisées alors que les rapports, les tests en laboratoire d’experts indépendants conclues que les édulcorants de synthèse sont nocifs pour la santé et ne sont pas médiatisées. Qui croire?
L’industriel dont l’enjeu est de vendre toujours plus de leurs produits? Les experts sachant que leurs carrières reposent sur la santé publique à travers l’alimentation? Es-ce que consommer des produits inexistant dans la nature, fabriqués dans des laboratoires peuvent avoir un effet nocif sur notre organisme? Alors que penser des OGM?

La qualité nutritive
des édulcorants,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

contenu-unique

Tagués avec :
3 commentaires sur “Les édulcorants
  1. Marie-France Deguiraud dit :

    Plus jamais de pâte à tartiner avec du MALTITOL… pourquoi est il autorisé alors qu’on en connaît les risques, d’autant pour les enfants avec ce produit. Pour la 2em fois, ballonements, maux de ventre, gaz et diarrhées, le tout pendant quelques heures et je n’ai pas consommé tout le pot !!!

  2. roumieu andree dit :

    merci vos renseignements – on me donne tous les jours 1mini cake sucré par le maltitol soit 365 par an et donc grave pour mes intestins – merci me confirmer ou infirmer

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.