Le Stress Post Traumatique

Le Stress Post Traumatique

Introduction

L’état de stress post-traumatique est un comportement névrotique. Cela est la conséquence d’une situation vécue, confrontée ou observée de violence démesurée où l’intégrité physique et psychique d’une personne ou d’elle-même, ont été exposée et mis en péril.

Il existe deux types de traumatismes :

  • le premier type de traumatisme : revient à un tragédie unique, sur une courte période de temps (attentat, catastrophe d’origine naturelle, agression violente par exemple).
  • Le second type de traumatisme : revient à une tragédie qui se répète à une certaine fréquence où la personne se remet en péril dans le cadre d’un danger identique ou comparable au premier événement (violences familiales, guerres par exemple).

L’effet d’un événement à portée traumatique est propre à chacun et en fonction de l’âge. Celui-ci doit désigner une hostilité pour l’intégrité de l’individu, superposant ses capacités de réaction et reposant sur certaines caractéristiques.
Selon le psychiatre français Serge Delègue, les caractéristiques sont au nombre de cinq :

  1. Une peur intense comprenant une interprétation d’horreur, un choc émotionnel
  2. une sensation d’impuissance ou de frustration,
  3. une forme de honte et une forte culpabilité,
  4. le replis sur soi tendant vers l’isolement,
  5. l’incompréhension de l’événement.

L’image de la mort et de l’horreur est habituellement fixée dans l’imaginaire de la personne hors, lors d’un événement traumatique, être confronté au réel de la mort fait intrusion dans le psychisme. Le post-traumatisme intervient après coup, suivant un temps de latence. Cela provoque une détresse profonde.

La psychiatrie au soleil

A. Les étapes d’un traumatisme

  • Le temps de battement

Après l’événement traumatisant, un moment de latence précède l’apparition des symptômes. La personne semble normal, avec une amnésie sous la forme de refoulement psychique de l’événement. Cela peut durer quelques heures, quelques jours, quelques mois ou quelques années. Cela varie en fonction des personnes. Il y a une absence de manifestation, une forme de soulagement positive.
Néanmoins, la personne concernée laisse apparaître des signes qui ne sont pas comme d’habitude comme par exemple un repli sur soi, une sensation profonde d’être incomprise.

  • L’apparition des symptômes

C’est l’état de choc après coup qui intervient soudainement sous forme de stress aigu. Il faut distinguer les symptômes spécifiques à l’état de stress post-traumatique et les symptômes indirects.

Les symptômes spécifiques correspondent à un état de sidération avec des éléments répétitifs. Cela se déroule la nuit où la personne fait des cauchemars à répétition, son sommeil est médiocre et agité avec des réveils fréquents.
En journée, cela se traduit par une rumination constante où la personne subie des flashs visuels de l’événement traumatique qui reviennent d’une manière brèves. Cela est fréquent aussi où la personne a des flashs émotionnels du traumatisme avec une agitation, des cris, des sensations physique, de la sueur, une forte angoisse. Cela passe aussi par des souvenirs arrivant par surprise. La personne adopte un comportement d’évitement, des stratégies d’adaptation face aux situations de la vie quotidienne qui pourrait rappeler le contexte initial. Cela passe par la pensée, les sujets de discussion, la télévision, l’environnement extérieur.
Généralement, il y a une manifestation de stress sous forme de confusion, d’une crise de panique, des réactions automatiques. La personne peut avoir une forme d’anesthésie émotionnelle et de détachement de la réalité et de son environnement. Ses relations sociales sont marquées par une forme d’hypervigilance dans le contact.

Les symptômes non spécifiques correspondent à des douleurs relevant du trouble névrotique comme par exemple des somatisations pouvant conduire à un trouble dépressif.
Le fonctionnement de la personnalité est aussi perturbé d’une manière durable.

  • L’évolution

La personne reste marqué par l’événement généralement à vie où le sommeil reste perturbé d’une manière chronique ainsi que les symptômes spécifiques. Les déclencheurs interviennent lors d’événements-clé de la vie quotidienne (mariage, naissance, décès, travaille sur soi, déménagement, changement de travail, rupture). Cela peut pousser la personne à consommer pour diminuer l’état de stress interne et ainsi esquiver superficiellement une entrée dans la névrose.
Parfois, le processus de résilience d’une personne permet de la faire passer à autre chose et de se servir de cet événement initial comme une force qui a forgé sa personnalité. La personne se trouve changée par cette expérience où l’amélioration personnelle est irréversible. Cela reste rare.

En généralité, l’évolution prend en compte l’affect de la personne, ses croyances et ses valeurs.

B. L’accompagnement

  • Les aidants : Le rôle de l’entourage est d’adopter une approche rassurante en la situant dans le présent, être à l’écoute du récit décrit par la personne et de ne pas vouloir la faire parler à tout prix. L’idée suivante est d’accompagner la personne dans le but d’enrayer la sensation de culpabilité forte, d’échec afin de tendre vers la maîtrise de la situation.
  • Les traitements : si cela est suivi d’un état dépressif, des antidépresseurs seront nécessaire. Pour calmer l’angoisse, les anxiolytiques sont de mise. Concernant le sommeil, cela concerne les hypnotiques. Mais cela ne règle pas le problème de base, de l’intégration personnelle de la situation.
  • Les psychothérapies : On peut parler des TCC afin de dissocier le récit de l’événement aux émotions que cela engendre. Mais la méthode la plus efficace pour soigner le post-traumatisme est l’EMDR où l’objectif est de provoquer la reviviscence du traumatisme comprenant les émotions liées tout en amenant une action de catharsis (yeux qui bougent de gauche à droite) pour libérer le traumatisme.

Conclusion

Quelle est la place du processus de résilience lors d’un état de stress post-traumatique? Comment continuer à vivre après un traumatisme?

Des thérapies citées précédemment sont très efficace comme l’EMDR. Est-ce que cela fonctionne aussi sur les enfants? Quelle est la place de l’hypnose dans l’éviction d’un traumatisme?

Vivre après
un état de stress post-traumatique,
S’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

Nunsuko, artiste Humaniste

Article publié le, 14/01/2021

Sources

https://www.vidal.fr/maladies/psychisme/etat-stress-post-traumatique-espt.html

https://www.defense.gouv.fr/sante/dossiers/traumatismes-psychiques-espt/tout-savoir-sur-l-espt

http://www.emdr-france.org/web/quest-therapie-emdr/

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