Etiquettes alimentaires

Introduction

Au sein de l’Union Européenne, une denrée alimentaire est une matière transformée en partie ou totalement afin d’être consommée par l’Homme.

L’industrie agroalimentaire fabrique des denrées alimentaires. Celles-ci sont ensuite vendues à des grossistes puis mises en rayon dans les supermarchés.
Lors de l’emballage des produits alimentaires, les industriels sont obligés de notifier des éléments.

  1. L’étiquetage nutritionnel
  2. La liste des ingrédients
  3. La date de péremption
  4. Le numéro d’agrément sanitaire
  5. Les autres informations (coordonnées du producteur par exemple)

1. Étiquetage nutritionnel

L’information nutritionnelle deviendra obligatoire sur les étiquettes de denrées alimentaires européennes dès décembre deux mille seize.
Elles auront tous la même présentation :

Pour 100 g
ou 100 ml
Pour 1 part
(*** g)
Pour 1 part
% des AR?
Energie *** kJ
*** kcal
**** kJ
*** kcal
**
Matières grasses
dont acides gras saturés
*** g *** g **
Glucides
dont sucres
*** g *** g **
Fibres alimentaires *** g *** g **
Protéines *** g *** g **
Sel *** g *** g **
  • La valeur énergétique : exprimée en kilojoules (kJ) et en kilocalories (kcal), l’énergie est procurée par l’absorption de protéines, de glucides et de matières grasses. Usuellement, on la nomme calorie. Pour information, 1 kcal = 4.2 kJ.
  • Les matières grasses : exprimées en gramme (g), on les nomme aussi lipides. Celles-ci regroupent les acides gras saturés et les acides gras insaturés.
    Il est préconisé : « Un apport calorique journalier de trente pour cent de matières grasses ».  
  • Les glucides : exprimées en gramme (g), ils incluent l’amidon et les sucres (glucose, saccharose, fructose).
    Il est préconisé : « Un apport calorique journalier de cinquante pour cent de glucides».
  • Les fibres : exprimées en gramme (g), ce sont des polysaccharides non amidonnés que l’on retrouve uniquement dans les végétaux (fruits, légumes).
    Il est préconisé : « Un apport calorique journalier de neuf pour cent de fibres ».
  • Les protéines : exprimées en gramme (g), elles sont contenues dans la nourriture d’origine animale ou végétale. Elles sont primordiales pour l’auto-réparation de notre organisme.
    Il est préconisé : « Un apport calorique journalier de dix pour cent de protéines ».
  • Le sel : exprimé en gramme (g), est composé de chlorure de sodium.
    Il est préconisé : « Un apport calorique journalier d’un pour cent de sel ».

Les besoins journaliers de calories varient en fonction du sexe, du poids et de la dépense physique. Cependant, ils sont compris dans une fourchette de deux à trois milles kilocalories par jour.

La répartition journalière idéale est la suivante :

  • vingt à vingt cinq pour cent au petit déjeuner
  • trente à trente cinq pour cent au déjeuner
  • dix à quinze pour cent dans l’après-midi
  • trente à trente cinq pour cent le soir

Les allégations sont des inscriptions facultatives mettant en avant une valeur nutritionnelle caractérisée de la denrée alimentaire ou une action particulière sur la santé.
Parfois, l’étiquetage nutritionnel peut être plus complet en indiquant la dose en gramme des composants suivants :

  • les acides gras mono-insaturés
  • les vitamines et sels minéraux
  • les acides gras polyinsaturés
  • les polyols
  • l’amidon

2. Liste des ingrédients

La liste des ingrédients comprend l’ensemble des constituants intervenant dans la production de la denrée alimentaire et qui subsiste dans l’aliment final.
Ceux-ci sont listés en fonction de leurs poids, dans l’ordre décroissant. Si un composant est reconnu allergène (par exemple le Gluten), il doit être obligatoirement énoncé en gras. De plus, si un composant est d’origine O.G.M. (Organismes Génétiquement Modifiés), il doit être indiqué dans cette liste.

Il faut différencier les additifs des ingrédients alimentaires.

A. Additifs alimentaires

Les additifs alimentaires sont des éléments chimiques introduits pendant la préparation de denrées alimentaires ayant une fonction technologique.
Ceux-ci sont soit indiqués à travers leurs codes respectifs (E ***), ou leurs noms et figurent généralement en fin de liste.

Il existe cinq rôles technologiques regroupés en famille :

  • Les conservateurs alimentaires
  • Les colorants alimentaires
  • Les agents de texture
  • Les agents de saveur
  • Les édulcorants
B. Ingrédients alimentaires

Les ingrédients alimentaires sont des composants introduits lors de la préparation de denrées alimentaires n’ayant pas de fonction technologique.
Ceux-ci sont indiqués à travers leurs noms respectifs (ils n’ont pas de code).

Il existe une quantité significative d’ingrédients comme l’œuf, le lait, le chocolat, la noisette, la viande, le poisson, etc.
Revenons sur trois ingrédients alimentaires :

  • les arômes : comprennent les arômes naturels (prélevés dans la nature et doivent contenir un minimum de quatre-vingt quinze pour cent de la mention citée), les arômes de synthèse (molécules naturelles reproduites à l’identique en laboratoire), les arômes artificiels (au moins une molécule est non présente dans la nature) et les arômes de transformation (produits à travers la réaction Maillard).
  • l’eau : présent en quantité variable dans la nourriture naturelle (quatre-vingt pour cent dans les fruits et légumes, soixante pour cent dans le poisson et la viande). C’est pourquoi, l’eau est un ingrédient incontournable dans les denrées alimentaires.
  • les matières grasses : appelées aussi corps gras, comprennent les acides gras saturés, les acides gras insaturés et les acides gras trans. On peut citer en exemple l’huile de palme.

3. Date de péremption

Il existe deux types de dates de consommation de denrées alimentaires :

  • Date Limite de Consommation : ou D.L.C., concerne toutes les denrées alimentaires périssables dont l’absorption au delà de cette date présente un danger d’intoxication alimentaire.
    Il est indiqué sur les étiquettes « A consommer jusqu’au… ».
  • Date Limite d’Utilisation Optimale : ou D.L.U.O., concerne toutes les denrées alimentaires légèrement périssables dont l’absorption au delà de cette date présente une altération du goût et de la qualité nutritionnelle mais qui est sans conséquence pour la santé.
    Il est indiqué sur les étiquettes « A consommer de préférence jusqu’au… ».

4. Numéro d’agrément sanitaire

Un numéro d’agrément sanitaire est attribué par le préfet départemental aux entreprises qui élaborent, transforment, triturent ou emmagasinent des produits d’origine animale ou maritime en rapport avec la réglementation européenne de deux mille six : « Paquet Hygiène ».

La procédure pour acquérir l’agrément est la suivante :

  1. l’entreprise transmet un dossier nommé : « plan de maîtrise sanitaire » expliquant leur process sanitaire pour certifier leurs bonnes actions d’hygiène.
  2. un contrôleur du ministère de l’agriculture inspecte l’usine d’un point de vue sanitaire. Si tout rentre dans les normes européennes, un numéro d’agrément sanitaire est attribué à travers un marquage d’identification (schéma ci-après).

identification.alimentaire

Les entreprises agrémentées sont inspectées par un contrôleur du ministère de l’agriculture. Le rythme des inspections inopinées est lié au risque d’hygiène de l’établissement.
Celui-ci est déterminé en fonction des indicateurs suivants :

  • genre de denrées fabriquées,
  • rendement,
  • public cible,
  • résultat du contrôle initial.

Ensuite, l’établissement est classé dans l’un des quatre niveaux de risque. Le rythme de l’inspection peut varier entre deux fois par an à une fois tout les trois ans.

5. Autres

On peut relever huit autres catégories qui doivent obligatoirement apparaître sur l’emballage d’une denrée alimentaire (hormis le point vert) :

  • Coordonnés de l’exploitant : afin d’indiquer au consommateur l’adresse et le nom de l’usine de l’exploitant.
  • Condition de conservation : afin d’indiquer au consommateur le lieu le plus propice pour conserver ou stocker le produit alimentaire.
  • Dénomination de vente : correspond au titre du produit alimentaire. Toute la liberté est laissée au producteur pour décrire d’une courte phrase sa denrée.
  • Lieu de provenance : afin d’indiquer au consommateur le lieu, le département, la région ou le pays où le produit alimentaire a été élaboré.
  • Mode d’emploi : afin de conseiller au consommateur les différentes manières de préparer ou de déguster le produit (four, poêle, etc).
  • Code barre : pour scanner le produit alimentaire mais aussi pour le tracer à travers le code chiffré du dessous.
  • Poids net : afin d’indiquer au consommateur le poids de la denrée en dehors de l’emballage, le poids réel.
  • Point vert : un symbole qui permet d’indiquer que le constructeur appartient au réseaupoint-vertsEco-emballage.

Conclusion

Le treize décembre deux milles quatorze, un décret européen nommé INCO (renseignement des consommateurs), spécifie qu’une taille de police minimale est exigée pour toutes les inscriptions obligatoires. Celle-ci doit être comprise entre zéro virgule neuf et un virgule deux centimètres.
Cela intervient suite à un abus d’industriel qui indiqué des informations concernant le produit (notamment la liste des ingrédients), avec une taille de caractères non adaptée à l’œil humain.
Hors, ce décret n’encadre pas la lisibilité du texte. Ce qui peut être contraignant pour le consommateur si le texte est rouge sur un emballage rouge.

Des statistiques indiquent qu’en moyenne un consommateur sur deux analyse l’étiquetage d’un produit avant de l’acheter. Se déplacer dans les supermarchés est déjà une contrainte pour beaucoup de personnes c’est pourquoi pour une question de confort, se faire livrer ses denrées alimentaires se développe.
De là à passer deux fois plus de temps en course pour analyser la composition peut devenir une charge supplémentaire d’inconvénients.

Passer par le réseau de l’industrie agroalimentaire pour s’alimenter est peut être un gain de temps mais une perte de qualité du produit. Un exemple : une saucisse de grande surface qui réduit de moitié après cuisson (suite à un excès d’eau interne pour alourdir le poids et ainsi faire plus de profil) comparée à une saucisse achetée au sein d’une boucherie dont sa taille après cuisson est identique.
Toujours pareil, l’argent est le nerf de la guerre. Mais ne vaut-il pas mieux consommer moins mais de qualité que se gaver de produits alimentaires moins onéreuses mais de qualité moindre?

l’information
sur les étiquettes alimentaires,
s’arrête à la raison du Nouvel Ordre Mondial

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